No code, miracle ou mirage 🐪

nocode_mirage

L’accroissement des besoins, le déficit de compétences et la volonté d’aller toujours plus vite a fait naitre 🥁🥁🥁 LE NO CODE


Le principe du NCDPs (No-code development platform) est de permettre à des personnes non initiées à la programmation de réaliser des applications, sites web…


Ces concepts ne sont pas  nouveaux, WordPress à son niveau fait du « no code » ainsi que Dreamweaver (en 1997) pour ceux qui l’ont connu.
Mais avec le BOUM du web et l’envie de sociétés qui viennent « en rupture » des marchés traditionnels, cette promesse prend tout son sens.

Cette nouvelle tendance ajoute encore une nouvelle forme de complexité aux DSI de 2020 (conf cet article si vous ne voyez pas de quoi je parle).
Ils n’avaient pas suffisamment à essayer d’enrailler le « shadow IT » avec les logiciels en SAAS du marché que voilà, maintenant les employés vont aussi s’amuser à « no coder » des applications. 😬

Mise à part, les impacts sur les DSI, la promesse du no code est vraiment top. Encore faut-il comprendre où ceci nous mène et quelles en sont les limites.

En lisant cet article vous comprendrez et découvrirez :

☑ Les promesses du « no code » et quelques succès déjà bien mis en avant.
☑ Les perspectives du marché du « no code ».
☑ Le potentiel avec une application que j’ai « no coder ».
☑ L’implication de la DSI dans la naissance de ces outils.

 

La promesse du no code

« 500 millions de nouvelles applications vont être créées d’ici 2024.

0,3% de la population sait coder !

Qui va les coder ? »

Données du site : https://www.alegria.tech/

Vous l’avez lu en introduction, la promesse du no code est de permettre (à n’importe qui) de créer une application, un site web...

C’est d’ailleurs la différence fondamentale entre le no code et le low code. Même si la promesse est proche, dans le sens où l’un et l’autre travaillent sur la productivité. Avec le low code il sera important de savoir coder pour arriver à quelques choses.

Pour revenir au « no code », ce qui m’a frappé en commençant à m’intéresser au sujet, c’est que très rapidement, tu te prends (« dans les dents »), la mise en avant de belles sociétés qui ont déjà connu le succès grâce au no code. Ceci fait immédiatement réfléchir au potentiel et à une nouvelle façon de voir les choses.

En France un des succès les plus connus est la start-up Comet.co (plateforme pour les freelances). Ils ont lancé leur plateforme sous Bubble.io, Zappier et Google Spreadsheet, pour ensuite lever 13 millions d’euros et ainsi développer fortement leur plateforme.
Vous pouvez trouver ici l’interview du fondateur sa vision du no code est très intéressante.

 

Les perspectives

Selon une étude de Forrester le low et no code (ils ne font pas de différence) serait en fort développement (ils estiment une croissance de plus de 40% par an).

Ceci représenterait, d’ici 2 ans, un marché de 3,8 milliards d’euros.

Pour la société Gartner, le no et low code, devrait être responsable de 64% des activités de développement d’applications d’ici 2024.

 

Le choix

Alors ça ! C’est la première difficulté, l’offre en logiciel no code est tellement large qu’il est franchement compliqué de faire son choix.

Ci-dessous une vue concrète de l’éco système.

nocode list

Le plus important, pour s’y retrouver dans ce très large choix, sera de concevoir une stratégie qui visera soit à faire tout le projet avec un logiciel unique (comme ont pu le faire les fondateurs de comet) soit d’intégrer plusieurs solutions « no code » du marché pour répondre à un besoin.

Il y a d’ailleurs de fortes chances que ce soit le prochain « eldorado » de pas mal de sociétés de conseils

 

Un cas concret de no code

Les perspectives et la promesse sont tellement dingues que j’ai décidé de me lancer et d’essayer de réaliser un POC d’application en no code.

J’ai choisi Bubble.io pour 3 raisons :
☑ Charles Thomas (Le patron de Comet.co) l’a super bien vendu.
☑ J’ai cru comprendre que c’était un des outils les plus abouti pour faire des applications « complexes ».
☑ Ce qui m’intéresse n’est pas de tester « juste » une landing page mais bien de faire une application.

Concernant le projet, j’ai choisi de développer une solution de gestion de questionnaires à destination des professionnels. Mon objectif serait de pouvoir animer des réunions avec cet outil, afin d’être sûr que tout le monde soit entrain de suivre et ne se soit pas endormi.
Cerise sur le gâteau, j’aimerais l’utiliser pour mettre en avant des questionnaires sur mon blog.

Concernant la méthode, je suis parti sur un modèle MVP, avec plusieurs itérations, un rapide schéma de base de données, un UML et c’est parti.

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Première sensation, lorsque l’on vient de l’univers du développement, les concepts sont simples (un schéma de base de données, des données passées en urls...).

La richesse de fonctionnalités est hallucinante. Je ne peux m’empêcher de penser aux développeurs qui ont conçu ce truc là, c’est techniquement très réussi.

La prise en main est sympa, vous trouverez 12 sessions de formations gratuites qui partent de la création d’un bouton à la création d’un système de log en passant par une gestion d’API.
« Cerise sur le gâteau », ce ne sont pas des formations didactiques mais c’est de la pratique, totalement guidée.

Pour vous permettre d’avoir une meilleure compréhension de cela, je vous ai créé une rapide vidéo de mon environnement vous pouvez la consulter ici :

 

Concernant le projet, vous trouverez un accès à l’application avec un cas concret à tester à la fin de cet article.

 

Enfin, le potentiel.
J’ai réussi à faire mon POC sans aucune ligne de code. Je suis plutôt satisfait, ça fonctionne. Cependant :

  1. Tout est « online », c’est super mais il n’y a pas de système de versionning avancé (ça complexifie un peu les choses).
  2. Il faut tout de même avoir des notions dans les systèmes de bases de données sinon il y a des risques que vous ne vous sortiez pas de vos complexités ou que vous réalisiez quelque chose de très complexe à maintenir.
  3. La maintenance enfin, il n’y a pas vraiment de notion tel que le « domain driven design », les objects… donc (même si ce n’est pas du code) il y a un risque que ce soit vraiment complexe à maintenir sur le long terme. Ca me fait un peu penser à un fichier Excel trop complexe que personne ne veut toucher de peur de tout « péter »…

 

Le nocode et la DSI

Même si ce n’est pas vraiment un outil à destination des DSI, je pense qu’il peut être réellement intéressant, pour eux, de prendre en main ce sujet (ne serait-ce que pour éviter le « Shadow IT »).

Dans une dynamique où tout va plus vite, où les DSI doivent trouver des solutions de plus en plus rapidement, composer avec les outils du marché…

Je pense que le no code peut être une bonne solution qui leur permettrait de se rapprocher de leurs utilisateurs en leur proposant des outils simples, concrets, évolutifs…

 

En conclusion

Je me suis franchement bien amusé avec Bubble.io, j’ai rapidement conçu une première version de mon application (elle était fonctionnelle en 15 heures).

Je suis plutôt convaincu du potentiel du no code sur du développement de POC en MVP pour valider l’intérêt d’un concept et son potentiel.
Pour moi, ces technologies vont trouver tout leur intérêt dans les applications B2E « Business to Employee ».

Dans cet article je ne me suis concentré à produire une application avec un seul outil mais beaucoup d’entrepreneurs mixe les outils no code pour tester des concepts de business.

Je ne me suis pas (non plus) attardé sur les solutions plus spécifiques comme monday par exemple, qui sont aussi des solutions considérées comme no code mais spécifiques (par analogie monday serait le no code du CRM).
Pour ma part, j’utilise cet outil pour mon CRM, ma gestion RH, le lien avec mon système de facturation et ma gestion de projet.
Donc pas la peine de vous dire que je suis plutôt fan également.


Enfin, venez tester mon application « no coder » avec Bubble.io, en cliquant sur le lien ci-dessous, en inscrivant le code 1 et en répondant aux questions sur le no code :

https://thot.bubbleapps.io/

Pour vous donner une idée, j’ai réalisé cette application (sans rien connaitre à Bubble.io) en 14 heures, elle est loin d’être finie mais ça vous donnera une idée du potentiel.

 

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