La digitalisation du secteur de l’art 🎨

digitalisation de l'art

Nous sommes en 2025, 5 ans après le COVID-19, cette Ă©pidĂ©mie a eu beaucoup d’impacts sur le quotidien de beaucoup d’entreprises.
Le marchĂ© de l’art est un des secteurs qui a subit le plus de transformations.
Depuis ces 5 ans nous avons constaté des galeries de plus en plus petites et des investissements de plus en plus importants sur les galeries digitales.
Aujourd’hui, ĂŞtre vendeur d’oeuvre d’art rime avec Instagram, labo photo, stratĂ©gie digitale, animation de communautĂ©s…
Il va sans dire que ce secteur a très bien pris le virage de la digitalisation.”

Ce rĂ©cit pourrait ĂŞtre la conclusion de la dernière Ă©dition du rapport sur le marchĂ© mondial de l’art (The Art Basel et UBS).

“Le secteur des galeries est une industrie rĂ©siliente”

The Art Basel

Alors que nous sommes dans de profondes incertitudes, entre guerre Ă©conomique, Brexit et Covid-19,
ce secteur a bien résisté et nous constatons les signes fort du pivot et de la digitalisation de cette industrie.
Vous pouvez consulter l’ensemble de ce rapport ici si vous le souhaitez.

L'Ă©volution de l'homme par Ocampo
L’Ă©volution de l’homme par Ocampo

Le marchĂ© de l’art en 2019 (les premiers signes de digitalisation)

Une très bonne annĂ©e pour l’art

D’une manière gĂ©nĂ©rale, l‘annĂ©e 2019 a Ă©tĂ© positive pour le secteur des galeries d’art.
Celles-ci ont ont connu une croissance alors même que le marché des ventes aux enchères se contractait (de quelques 17 %).
Les raisons de cette contraction sont dues au contexte Ă©conomique et politique. Les vendeurs hĂ©sitent Ă  vendre des Ĺ“uvres d’arts aux enchères publiques.

Des acteurs majeurs tels que David Zwirner et White Cube se sont installés à Paris en 2019. Contribuant ainsi à une hausse de 7 % du marché français.
Et (contrairement à 2018 ou le haut de gamme avait sur-perforé) le rapport montre que les gains sont très homogènes entres les galeries.

L’art reflète les changements de la sociĂ©tĂ© et cela reflète vraiment le fait que la sociĂ©tĂ© va dans la bonne direction”

galeriste londonienne Sadie Coles

Mais un nouveau défi

Mais le grand dĂ©fi aujourd’hui des concessionnaires n’est pas la recherche de talents mais surtout de trouver de nouveaux acheteurs.
Le marchĂ© est totalement saturĂ© et toutes les galeries sont Ă  la recherche d’un nouvel eldorado.
Dans ces nouveaux marchés nous pouvons retrouver les pays émergeant et évidement Internet.

La percĂ©e de la transformation digitale dans le secteur de l’art

Les galeries qui ont vendu via le web l’annĂ©e dernière ont vu 50% de leurs ventes provenir de nouveaux acheteurs.
Comme dans beaucoup d’activitĂ©s, le canal en ligne permet d’atteindre les “Millennials”.

Sur plus de 1 300 collectionneurs de HNW interrogĂ©s dans le rapport Arts Economics et UBS Investor Watch, 92 % ont achetĂ© de l’art en ligne.

“les collections “Millennials”offrent un potentiel significatif pour le marchĂ© en ligne et le marchĂ© intermĂ©diaire en tant que moyen d’attirer une base plus large de nouveaux acheteurs Ă  diffĂ©rents niveaux de prix”.

Christl Novakovic, PDG d’UBS Europe SE et responsable de la gestion de patrimoine de la banque en Europe

L’annĂ©e dernière, les marchands ont encore rĂ©alisĂ© 45 % de leurs ventes annuelles. Grâce Ă  des Ă©vĂ©nements en direct tels que les foires d’art.

Avec l’Ă©pisode de pandĂ©mie nous constatons une forte diversification de l’offre en ligne.

De plus en plus de galeries organisent des expositions basées sur Instagram et de nouvelles salles de visionnage en ligne.
Le galeriste new-yorkais Friedrich Petzel a profitĂ© de l’annulation d’Art Basel Hong Kong pour montrer des Ĺ“uvres de Derek Fordjour, Wade Guyton, Charline von Heyl, Sean Landers, Seth Price et Heimo Zobernig dans sa galerie des quartiers chics. Il les a prĂ©sentĂ©s simultanĂ©ment Ă  un public numĂ©rique via son propre site web.
Que ce soit via la salle d’exposition de la galerie, Facebook, Instagram ou d’autres canaux. La hausse des ventes en ligne par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente est “assez spectaculaire”, observe Lucy Mitchell-Innes, du cabinet new-yorkais Mitchell-Innes & Nash.

Si la trajectoire que j’ai vue se poursuit il y aura un point d’interrogation quant Ă  savoir si nous avons besoin de briques et de mortier dans l’immobilier”.

Lucy Mitchell-Innes
La Persistance de la mémoire Dali
La Persistance de la mĂ©moire – Dali

Les investissements dans l’immobilier ! Il est bien lĂ  le sujet.
Aujourd’hui les outils sont prĂ©sents et mĂŞme les boutiques qui ont peu de moyens arrivent Ă  correctement vendre sur Internet.
En accĂ©lĂ©rant leur digitalisation, il y a de fortes chances que les budgets prĂ©cĂ©demment prĂ©vus dans “la pierre” iront dans “les nuages”.

Nous apprenons aussi (dans ce rapport) que les galeries les plus prestigieuses savent déjà engager de gros moyens pour accélérer leur digitalisation.

“Les grandes galeries ont eu le budget extravagant d’engager des directeurs de la photographie, de crĂ©er des vidĂ©os d’artistes se promenant dans leurs spectacles avec de la musique en arrière-plan…
Nous n’irions pas dans cette direction, alors nous rĂ©flĂ©chissons Ă  la façon d’ĂŞtre crĂ©atifs et d’inventer des moyens de soutenir nos artistes et notre galerie en ligne.
Il y aura une pĂ©riode d’expĂ©rimentation, mais avec 38 ans dans ce domaine, nous nous efforcerons de trouver quelque chose qui reflète notre identitĂ©”.

Wendy Olsoff, cofondatrice de P.P.O.W. Ă  New York.

En conclusion, le résultat de la digitalisation

Le marchĂ© de l’art est, sans conteste, un secteur qui aura subit d’importants changements après l’Ă©pisode du COVID-19.
Nous pouvons nous rassurer, malgré cette crise, les artistes ont encore un avenir.


Comme dans beaucoup de secteurs, les plateformes ont déjà pris une place importante.
Dans un rapport Hiscox prĂ©sente les places de marchĂ©s de l’art (christies.com; artsy.net; artnet.com; 1stdibs.com).
Ce rapport met en avant 3 chiffres sur les visions des acteurs du marchĂ© de l’art sur ces 5 prochaines annĂ©es :

  • 41% des acteurs pensent que le marchĂ© va se consolider sur un acteur mondial.
  • 27% pensent que les plateformes rĂ©gionales et locales domineront.
  • 32% pensent que le marchĂ© de l’art en ligne reste organisĂ© autour de catĂ©gories et qu’il n’y aura pas de place pour les niches.

Il nous restera à constater ces changements au fil des années et les impacts de cette digitalisation.

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