Plateforme ecommerce, l’âge de raison

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27 ans qu’a eu lieu la première transaction ecommerce ça commence à faire. Les e-commerçants sont maintenant vus comme des adultes responsables et non plus des adolescents décérébrés 😅

Ce qui me fascine le plus dans le développement de l’ecommerce, c’est l’évolution du nombre de site en si peu de temps.

Si vous vous intéressez aux plateformes ecommerce pour changer la votre, la faire évoluer ou en acquérir une, la suite de cet article est pour vous. 

Après avoir lu celui-ci vous aurez compris l’histoire de ces plateformes et aurez mon avis quant à l’avenir. Un bon moyen de faire les bons choix…

Dans la suite de ce « billet », je vais m’intéresser à l’évolution des plateformes techniques qui a permis ce développement remarquable.

Nous parlerons :

Des débuts avec les grands acteurs historiques de l’ecommerce et les plateformes associées.
Pour continuer sur la dominance des plateformes open sources et les grands rapprochements.
Et finir sur les outils qui viennent en rupture face à ces plateformes pour imaginer le futur.

Plateforme e-commerce les débuts (1994 – 2000)

Il y a 20 ans, l’ecommerce était destiné aux initiés, c’est le temps des pionniers. Pas de google, pas de adwords mais déjà quelques sites ecommerce.

Dans les années 2000, bien qu’il réalise déjà 2,7 milliards de dollars, dans une croissance totalement folle. Amazon n’a que 6 ans (Amazon de 0 à 3 milliards en seulement 5 ans).

En France Cdiscound n’a que quelques années mais le groupe Casino s’intéresse déjà très précisément à eux et rue-du-commerce vient à peine d’être créé.

Au niveau des plateformes e-commerce ce n’est pas le désert mais pas loin.

Rappelez-vous à cette époque même Worpress n’a pas été inventé.

En réalité si vous vouliez vous lancer dans l’ecommerce à cette époque vous n’aviez que 2 choix :

1, Développer une plateforme « from scratch » (comme on l’aurait dit à l’époque) sur une technologie « horrible » à maintenir comme du PHP procédurale ou du J2ee.

2, Faire confiance à un des trois acteurs de plateforme e-commerce de l’époque : ATG (créé en 1991), Hybris (créé en 1997) ou IBM avec WebSphere (créé en 1998). Ce sont deux plateformes propriétaires et les seules à réellement s’intéresser aux sujets.

En 1998, un petit nouveau (avec un nom un peu étrange) a fait son apparition dans le web et il va considérablement aider le eCommerce. Ce petit nouveau c’est Google et il créera Adwords en 2000 pour ensuite dominer le monde de la recherche sur le web pendant 20 ans.

Histoire-du-logo-Google

La fin de la bulle internet et la percée de l’open source (2000 – 2010)

Année 2000, la bulle internet explose laissant de nombreux sites sur « le carreau » mais ouvrant la voie à la domination des GAFA ( Google / Amazon / Facebook / Apple, à laquelle on peut ajouter Microsoft).

Un moteur de recherche performant, un site ecommerce « star » qui montre l’exemple, des réseaux sociaux qui se développent (favorisant le temps passé par les utilisateurs sur internet)… Tout ceci va largement profiter au développement des sites ecommerce dans le monde.

Zalando date de création 2008, Vente privée création 2001, ASSOS créé en 2000, Probikeshop 2005 😉

Au niveau des plateforme techniques, mise à par Demandware (créé en 2004) et Shopify (créé en 2006), les autres nous viendront essentiellement du monde du logiciel libre.

Celui qui a ouvert la voie à tout cela c’est OsCommerce créé en 2000 et très largement utilisé par les intégrateurs du monde entier pour créer des sites ecommerce.

Pour les nostalgiques voici un petit impression d’écran du premier front office.

oscommerce

Entre 2006 et 2009 c’est la naissance des plateformes open sources (Magento 2008, Prestashop 2008, BigCommerce 2009, WOO 2011). Grâce à leur modèle de commercialisation elles vont largement profiter au développement rapide du ecommerce dans le monde. N’importe qui (avec un peu de connaissances techniques bien sur) peut rapidement ouvrir une plateforme et commencer à faire du business.

Dans les années 2010, la montée en puissance du cloud va encore accélérer ce déploiement en le rendant encore plus facile et rapide.

Les grands rapprochements (2010 – 2020)

A cette époque, les grands éditeurs d’ERP (ainsi que d’autres importants acteurs de la tech internationale) vont commencer à s’intéresser sérieusement à ce marché.

En novembre 2010Oracle va « donner le ton » en annonçant l’acquisition de Art Technology Group (ATG) pour 1 milliard de dollars.

SAP va « embrayer » en rachetant Hybris en juin 2013.

En 2016, c’est au tour de Salesforce de montrer ses ambitions sur l’ecommerce en rachetant la société DemandeWare pour 2,8 milliards de dollars.

Enfin, en 2018, à la surprise générale, l’éditeur Adobe va racheter Magento pour 1,7 milliard de dollars. 

fusions_ecommerce

L’âge de raison (2020…)

Nous y voilà, le paysage est posé.

Nous assistons donc à la répartition ci-dessous :

plateforme ecommerce

Il est amusant de constater que mise à part 2 exceptions (je vous laisse les identifier 😉), les logiciels open source sont plutôt à destination des PME. La ou les grosses entreprises vont elles se tourner vers les solutions propriétaires. Et pour autant les fonctionnalités sont comparables

Une seconde dimension est à appréhender sur ce marché c’est que le nombre de logiciels ecommerce est très important. Je ne vous ai présenté ci-dessus que les plateformes leaders, mais il y en a beaucoup beaucoup d’autres.

« Contrairement au marché des website builder, la part de marché des CMS e-commerce est très fragmenté dans le monde. Les 3 leaders Shopify, Wix Stores et Woocommerce n’atteignent même pas 25%. La part “Autres” atteint un haut niveau à 61.5%. »

cms-ecommerce-stat-monde

La France, elle, aura plutôt tendance à pencher du côté de Prestashop.

cms-stat-france

Quelles suites à donner pour les plateformes ecommerce

Essayons maintenant d’imaginer la suite.

Pour cela il y a plusieurs scénarios :

1, Comme pour les CRM ou les ERP il n’y aura de la place que pour une poignée de leads (déjà identifiés ci-dessus) qui vont écraser les autres.

2, Un nouveau modèle économique va s’imposer et redistribuer les cartes.

3, Une technologie de rupture va venir chahuter toute cette jolie petite organisation.

Le premier point parait être une évidence, il est fréquent que lorsqu’un marché s’ouvre ceci laisse apparaitre une pléthore d’outils pour ensuite se concentrer autour de quelque uns.

Je n’ai pas trop de doute sur le fait que ceci va se passer, cependant j’aimerais me concentrer sur les deux autres scénarios.

Les modèles économiques

Les modèles économiques, sur le monde des plateformes ecommerce, sont déjà très élargis (vous pouvez trouver des solutions gratuites en open source à des intégrations à plusieurs millions de dollars). 

Cependant il y a un « outil » qui vient bouleverser la voie toute tracée des plateformes ecommerce. Cet outil ce sont les places de marchés.

Si ces outils sont souvent complémentaires pour les grosses sociétés elles sont relativement souvent des outils de prédilections pour les sociétés afin de directement commercialiser leurs produits. Dans ce sens elles viennent en concurrence directe avec les plateformes ecommerce à destination des pme.

ecom_stat_markeplace

 

La technologie de rupture

rupture

Si vous me connaissez ou avez déjà lu mes articles vous vous doutez certainement où je veux en venir… Je veux bien entendu vous parler de headless commerce.

Pour cela il faut revenir au contexte initial.

Les plateformes ecommerce du marché se sont structurées autour d’un concept, celui de mettre à disposition des ecommercants tous les outils pour faire du ecommerce.

Ce concept est intéressant dans un monde où il n’y a que des ecommercants, mais dans un monde omnicanal au sens large qu’est ce que ca pourrait donner ?

Mon avis est qu’une plateforme qui fait « tout » ne sera jamais aussi performante (sur une fonctionnalité en particulier) qu’un outil dédié à une fonction.

C’est d’ailleurs l’amère constat de beaucoup d’ecommerçants actuellement.

Je m’explique, De plus en plus d’ecommercants utilisent, en plus de leur solution ecommerce (Magento par exemple), un PIM car il trouve la solution de gestion de catalogue de leur plateforme trop « simpliste » ou pas adaptée à leur environnement… Puis il vont également utiliser une solution de BI car celle dans l’outil n’est pas assez performante et ainsi de suite.

Cette réaction est normale, car plus un ecommercant « grandi » plus il a besoin de spécialiser ses métiers. Et ses outils spécifiques existent déjà sur le marché. Malheureusement ils ne sont pas nativement « connectables » ou « configurables » à la plateforme ce qui rajoute un coût complémentaire et engendre des frais de maintenances conséquents.

La solution ? Le headless commerce !

Cette méthode d’architecture technologique, vous permettra d’associer les outils que vous voulez les uns avec les autres nativement et naturellement.

Et dernier gros avantage. Vous pouvez enfin imaginer de lier, vos processus métier existants dans votre ERP préféré, à votre ecommerce. Vous évitant, une chose totalement inconcevable aujourd’hui, celle d’avoir des processus dédiés au ecommerce.

Pour vous persuader du potentiel, je me suis « amusé » à découper le menu de Magento en produits autonomes qui réalisent la même chose en mieux.
Un projet headless commerce viendrait associer ces différentes briques pour en faire un environnement cohérent.

headless commerce plateformes

 

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